Du Livre à la Table: la cuisine de Jean-Philippe

Si vous ne le connaissez pas déjà, Jean-Philippe Cyr est un chef Québécois spécialisé dans la cuisine végétalienne (donc aucun produit animalier du tout).

Je l’ai d’abord découvert via Youtube, sur sa chaîne anglophone intitulée The Buddhist Chef (parce que oui, en plus d’être vegan, Jean-Philippe est également Bouddhiste). Il a également une chaîne pour les francophones: La cuisine de Jean-Philipe.

J’ai rapidement été ravie par son humour un peu semblable au mien et le fait qu’il n’ait pas du tout peur de se prendre en dérision.

De plus, ses recettes sont simples (pour la plupart) et couvrent mes “classiques” préférés.

Mon avis en général sur le livre

J’ai dit en rigolant à ma Maman hier que je devrais trouver une place permanente pour ce livre sur le comptoir de ma cuisine. Je le ressors de mon étagère tous les jours (hier, c’était tout simplement pour la recette des oignons rouges marinés).

Jusqu’à maintenant, aucune des recettes ne m’a déçue ni n’a été un échec. Ce qui est plutôt bon signe ! 

On retrouve bien la voix humoristique de Jean-Philippe dans les petits paragraphes introduisants chacune des recettes, et c’est agréable. Un peu comme s’il était là pour nous guider (l’avantage qu’il ait une chaine youtube prolifique).

Les recettes que j’ai testées

J’ai déjà essayé plusieurs des recettes du livre, parfois avec quelques ajustements pour contenter toute ma famille.

Comme vous pouvez le voir sur la photo de mon livre, il est pleins de marque-pages afin de retrouver facilement ce que je cherche (c’est codé en couleur ;)).

Les galettes de millet

Galettes de millet
Galettes de millet

J’essaie de manger le plus de céréales complètes possibles comme mon féculent du midi. J’ai donc dans mon placard divers pots contenant quinoa (mon préféré de tous), riz variés, amaranthe, millet. Quand il en vient de la texture de ma nourriture, je suis pénible; du coup, le millet et moi sommes peu copains. Je déteste jeter donc lorsque j’ai vu cette recette, je me suis dit qu’elle était parfaite pour épuiser mon stock !

Il est difficile de trouver de bonnes galettes végétariennes. Je les trouves souvent sèches et/ou fades en goût. Celle-ci est tout simplement délicieuse ! Les épices sont trés bien équilibrées et la texture parfaite. J’ai cependant obtenu le double en quantité, et en ai congelé une partie pour de futurs lunches.

Les falafels

Bol de falafels

J’ai une relation d’amour/haine avec les falafels. Comme pour les galettes, je trouve ça compliqué d’obtenir la bonne texture ainsi que le bon équilibre dans la quantité d’herbes… Ici à Montréal, la chaîne de restaurants végés La Panthère Verte fait les meilleurs falafels que je connaisse. Dur de les égaler…

Ici, j’étais sceptique à l’idée d’utiliser des pois chiches sous forme sèche plutôt qu’en conserve. Mais j’ai évidemment décidé de faire confiance à la recette. Et quelle bonne idée ! Il n’y a pas trop d’herbe (je ne suis pas une chèvre, après tout !)

Je les ai servis tout simplement sur un lit de quinoa (millet pour ma maman), avec des tomates et champignons. J’avais fait une sauce à base de purée d’amande+sauce soja+sriracha pour ajouter un peu de peps. 

C’était dur de ne pas tous les manger en un repas !

La meilleure pâte à pizza au monde

Nous adorons faire des pizze maison. C’est quelque chose que je faisais toutes les semaines auparavant, mais qui est devenue plus rare (car j’évite les féculents le soir, et nos Trollettes sont à l’école le midi).

J’utilisais une recette qui fonctionnait, mais ai voulu essayer quelque chose de différent (toujours à la recherche de ZE recette parfaite). Dans son livre, Jean-Philippe propose trois garnitures de pizze, et donc une recette de pâte. Je n’ai fait que deux pizze, mais grosses. Une pour les enfants, une pour les adultes. 

La pâte a vraiment fait l’unanimité. Elle est moelleuse, aérée, parfaite quoi… Ce sera maintenant ma recette go-to pour la pizza. 

Et enfin… le tofu Général Tao

Cette recette était sur mon radar depuis bien longtemps avant que je ne me décide enfin à la réaliser. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’adore personnellement le tofu, mais ce n’est pas le cas de tous les membres de ma famille. Ce qui veut dire que j’ai fait ce repas pour ma Maman et moi un midi (non présents sur les photos, les brocolis sautés). Nous avions des restes mais quel délice 🤤

La prochaine fois, je mettrai sans doute plus de sriracha afin d’avoir un plat plus relevé (mieux vaut être prudent et en mettre moins puis ajuster, que le contraire).

Je la garde dans ma liste “à refaire”.

Le tofu Général Tao de Jean-Philippe

San Shoku Donburi, bol de riz aux trois garnitures

Washoku Warrior

(Note: cet article fut d’abord publié en 2009, alors que mon blog s’intitulait Nos P’tites Magies)

Voilà donc la première de mon challenge en tant que Washoku Warrior !

Alors, qu’ai-je fait avec le tori soboro ? Un donburi (prononcé “donnebouli“) pardis !

Si vous n’êtes pas familier avec la cuisine japonaise, et que vous n’êtes pas non plus un lecteur assidu de ce blog, vous vous demandez très certainement de quoi je parle.

Le donburi est donc un plat japonais, composé de riz blanc (appelé “riz gohan” prononcé “go’anne“), surmonté d’une ou de plusieurs garnitures. J’étais persuadée de vous avoir donné la procédure pour préparer le riz, mais apparemment je me suis trompée: ça viendra donc très vite, d’autant plus que c’est une des étapes du prochain défi des Washoku Warriors (ben oui, je joins en cours donc je dois rattraper mon retard ;)).
La procédure est en fin de compte similaire à celle du riz à sushi, sans l’assaisonnement vinaigré.

La plus connue est sans doute celle composé d’oeuf et de poulet, le plat s’appelle alors communément oyako don.

Cependant, on peut faire un donburi avec à peu près ce que l’on veut !

Cette version d’Elizabeth Andoh est un peu plus sophistiquée, car elle nous propose un plat qui se doit de remplir les principes washoku (promis, le prochain article sera consacré à son livre et tout cela sera beaucoup plus clair). 5 couleurs doivent donc être présentes.

Qu’est-ce que ce donburi a de particulier ?

Le san shoku donburi contient trois garnitures différentes: le tori soboro, du maïs et des petits pois. Afin d’avoir une touche rouge et noire, on ajoute du beni-shoga (vous savez, ce gingembre doublement saumuré utilisé entre autre dans les okonomiyaki) et du nori.

San Shoku Donburi

Un véritable plaisir pour les yeux, mais pour tous les autres sens également !

Le poulet contraste parfaitement avec le côté sucré du maïs et des petits pois ainsi qu’avec la douceur du riz. Le gingembre en saumure ajoute une note piquante très agréable.

De plus c’est un plat complet puisqu’il contient des féculents, des protéines et les bienfaits des légumes. Que demander de plus ?

Tout peut être préparé à l’avance; le poulet et le riz réchauffés à la dernière minute.

La recette

Ingrédients pour 4 personnes:

  • Riz gohan (résultat de 300g de riz cru avant cuisson)
  • Tori Soboro
  • 1 tasse de maïs (environ 170g), frais, surgelé ou en conserve
  • 1 tasse de petits pois (environ 170g), frais, surgelés ou en conserve
  • Beni-shoga *facultatif*
  • Nori *facultatif*

Si vous venez de préparer le poulet, gardez-le au chaud.
S’il a été préparé à l’avance, faites-le chauffer dans une poêle à forte température en prenant soin de bien redéfaire les morceaux de viande.

Si vous utilisez du maïs et des petits pois frais, faites bouillir de l’eau dans une casserole afin de faire cuire les pois durant 3 minutes (ou jusqu’à ce qu’ils soient juste tendres); égouttez puis réservez. Faites de même avec le maïs.
S’ils sont surgelés, mettez les dans deux bols séparés (résistant à la chaleur), couvrez d’eau bouillante. Laissez ainsi un moment, mélangez puis égouttez.

Divisez le riz dans les quatre bols à donburi (larges et moyennement profonds) ou dans des assiettes à soupe (dans ce cas, il vous faudra plus de garniture pour couvrir le riz).

Placez une baguette au milieu du bol (reposant donc sur les bords). Disposez le poulet sur l’une des moitiés ainsi formée.

Maintenant, déplacez la baguette dans le sens perpendiculaire. Couvrez une des sections avec 1/4 du maïs, et l’autre section avec 1/4 des petits pois.

Déposez un peu de gingembre saumuré et de nori au centre.

Recommencez avec les autres bols.

C’est sans doute plus simple en images:

Si vous n’êtes pas familiers avec l’usage des baguettes, n’hésitez pas à avoir recours à une cuiller 😉 Il n’y a pas de honte.

San Shoku Donburi montage

[LIVRES] The sushi experience, The encyclopedia of Sushi et… Bento à gogo !

Hier (dimanche 20 Septembre), j’ai célébré mon anniversaire. Et j’ai eu la chance que cela coïncide avec les soldes annuelles à la librairie culinaire de Vancouver (Barbara Jo’s Books to Cooks). Ici, presque tout est ouvert le dimanche, je n’ai donc pas pu résister au fait d’aller y jeter un oeil car j’avais quelques bouquins en tête…

Evidemment, aucun de ses livres n’étaient dans la librairie, cependant j’en ai trouvé d’autres et je suis faible, et c’était mon anniversaire et j’ai craqué. Bouuuuuuh !

Livres 24 ans Nol

Comme vous vous en doutez, ils sont tous en anglais puisque je vis dans une Province anglophone du Canada (en même temps, il n’y en a qu’une qui est francophone).

The Encyclopedia of Sushi RollsThe Encyclopedia Of Sushi Rolls, de Ken Kawasumi, était dans ma liste Amazon depuis assez longtemps et lorsque je l’ai vu sur le rayon Japonais je n’ai pas pu résister (qui dirait non à l’appel des -25% sur tous les livres, honnêtement ?!).

J’aime et accorde beaucoup d’importe à la synchronicité… En fin de semaine, j’apprends que Véro va animer un atelier du côté de Bordeaux, et qu’elle va entre autres apprendre aux gens à faire de beaux maki fleurs (d’ailleurs, elle a décidé de consacrer un blog à part aux bento, courez-y !). Ce qui me fait immédiatement penser à ce livre et au fait que ça fait longtemps que je désire essayer moi aussi (j’ai juste essayé le maki dans le maki, très sympa, au passage).

Puis aujourd’hui, je vois que Mademoiselle M. parle de ce livre sur son blog. Pas de hasard: je dois m’y mettre MAINTENANT !

Ce livre est très imagé et vraiment très complet: oui, l’auteur nous montre comment faire tous ces sublimes maki, en image s’il vous plaît !

The Sushi ExperienceThe Sushi Experience, de Hiroko Shimbo. Là, je suis très reconnaissante de vivre à Vancouver, où les bibliothèques municipales sont gratuites et très riches en contenu. C’est en furtant dans le rayon de celle qui est la plus proche de chez moi que j’ai emprunté ce livre que je ne connaissais pas.

Hiroko nous apprend tout ce que nous devons savoir sur les sushi, mais également sur les accompagnements. Les recettes sont parfois illustrées pas-à-pas (ce qui, je l’avoue, est très pratique lorsque l’on a besoin d’images, comme moi, pour mieux assimiler).

Les photos sont sympas, et le livre est plus que bien rempli. J’en ai pour mon argent 😉

Bento LoveLe dernier livre pour lequel j’ai craqué est consacré aux bento. Bento Love, de Kentaro Kobayashi.

Car même si mes Trollettes ne mangent plus à l’école le midi pour le moment, Chéridoo lui emmène tous les jours son bento au boulot. Et puis comme j’ai décidé de cuisiner A FOND japonais, ce n’est pas de trop (on n’en a jamais trop, si ? arf !), des bento japonais vont refaire leur apparition dans ses déjeuners (ce ne sera pas pour lui déplaire, à mon avis).

J’aime beaucoup le fait que ce soit des bento complets qui soient présentés, parfois les recettes sont détaillées après. Ca donne pleins d’idées d’associations.

J’avoue, cette année, je me suis gâtée !

PS: vous voulez que je commence par vous parler duquel de ces trois livres en premier ?