{Du livre à la table}: Orzo au safran et aux crevettes de Giada

Si vous me lisiez auparavant, vous savez à quel point j’adore les livres, et aussi les livres de cuisine.

Ma tribu (mari compris) est très (trop) friande de plats de pâtes en tout genre. Alors même si la recette gagnante auprès des Trollettes est toujours pâtes au ketchup et au fromage râpé, j’essaie de varier le plus possible (parce que bon, faut pas déco**** non plus, des pâtes à tous les dîners bof).

Alors j’ai récemment repris le livre «Everyday pasta with Giada» et ai recommencé à mettre des post-its pour les recettes à essayer. J’aime qu’il y ait de tout dans ce livre, des recettes simplissimes aux plus élaborées.

J’ai opté pour enfin essayer ces petites pâtes en forme de grain de riz appelées «orzo» avec sa recette d’orzo au safran et aux crevettes.
Évidemment, j’y ai apporté quelques modifications… 

Orzo au safran et aux crevettes
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Ingredients
  1. 400g d'orzo
  2. 1 litre de bouillon de poulet
  3. 1 cuiller à café de pistil de safran --> 2 sachets individuels de safran en poudre
  4. 400g de crevettes crues décortiquées
  5. Jus d'½ citron
  6. Huile d'olive (au basilic pour moi)
  7. Persil plat
  8. 1 petit oignon
  9. Beurre
  10. Parmesan en poudre
  11. Lichette de sauce soja japonaise
Instructions
  1. Portez le bouillon de poulet à ébullition dans une casserole.
  2. Une fois le stade du gros bouillon atteint, ajoutez le safran. Si vous utilisez des pistils, baissez le feu et laissez-le éclore pendant environ 5mn; si vous utilisez du safran en poudre, laissez-le se dissoudre (étape plutôt rapide).
  3. Remontez le feu sur plus fort, et ajoutez l'orzo. Laissez cuire les pâtes en vérifiant régulièrement.
  4. Lorsqu'elles sont al dente, égouttez-les et ajoutez une noisette de beurre (facultatif. je l'ai fait car je n'ai utilisé que très peu d'huile d'olive pour les crevettes).
  5. Pendant que les pâtes cuisent, épluchez et émincez finement l'oignon.
  6. Faites-le ensuite revenir dans un peu d'huile d'olive, jusqu'à ce qu'il soit translucent.
  7. Ajoutez les crevettes, remuez pour bien les mélanger à l'oignon. Un peu avant qu'elles ne soient complètement roses (et donc cuites), ajoutez le jus de citron et la sauce soja (qui fait pour moi office d'agent salant).
  8. Transvasez les crevettes avec les pâtes, mélangez bien, et servez aussitôt parsemées de parmesan en poudre et de persil plat frais émincé.
Adapted from Giada Di Laurentis
Adapted from Giada Di Laurentis
Nova's Kitchen https://www.novakitchen.ca/

[LIVRES] The sushi experience, The encyclopedia of Sushi et… Bento à gogo !

Hier (dimanche 20 Septembre), j’ai célébré mon anniversaire. Et j’ai eu la chance que cela coïncide avec les soldes annuelles à la librairie culinaire de Vancouver (Barbara Jo’s Books to Cooks). Ici, presque tout est ouvert le dimanche, je n’ai donc pas pu résister au fait d’aller y jeter un oeil car j’avais quelques bouquins en tête…

Evidemment, aucun de ses livres n’étaient dans la librairie, cependant j’en ai trouvé d’autres et je suis faible, et c’était mon anniversaire et j’ai craqué. Bouuuuuuh !

Livres 24 ans Nol

Comme vous vous en doutez, ils sont tous en anglais puisque je vis dans une Province anglophone du Canada (en même temps, il n’y en a qu’une qui est francophone).

The Encyclopedia of Sushi RollsThe Encyclopedia Of Sushi Rolls, de Ken Kawasumi, était dans ma liste Amazon depuis assez longtemps et lorsque je l’ai vu sur le rayon Japonais je n’ai pas pu résister (qui dirait non à l’appel des -25% sur tous les livres, honnêtement ?!).

J’aime et accorde beaucoup d’importe à la synchronicité… En fin de semaine, j’apprends que Véro va animer un atelier du côté de Bordeaux, et qu’elle va entre autres apprendre aux gens à faire de beaux maki fleurs (d’ailleurs, elle a décidé de consacrer un blog à part aux bento, courez-y !). Ce qui me fait immédiatement penser à ce livre et au fait que ça fait longtemps que je désire essayer moi aussi (j’ai juste essayé le maki dans le maki, très sympa, au passage).

Puis aujourd’hui, je vois que Mademoiselle M. parle de ce livre sur son blog. Pas de hasard: je dois m’y mettre MAINTENANT !

Ce livre est très imagé et vraiment très complet: oui, l’auteur nous montre comment faire tous ces sublimes maki, en image s’il vous plaît !

The Sushi ExperienceThe Sushi Experience, de Hiroko Shimbo. Là, je suis très reconnaissante de vivre à Vancouver, où les bibliothèques municipales sont gratuites et très riches en contenu. C’est en furtant dans le rayon de celle qui est la plus proche de chez moi que j’ai emprunté ce livre que je ne connaissais pas.

Hiroko nous apprend tout ce que nous devons savoir sur les sushi, mais également sur les accompagnements. Les recettes sont parfois illustrées pas-à-pas (ce qui, je l’avoue, est très pratique lorsque l’on a besoin d’images, comme moi, pour mieux assimiler).

Les photos sont sympas, et le livre est plus que bien rempli. J’en ai pour mon argent 😉

Bento LoveLe dernier livre pour lequel j’ai craqué est consacré aux bento. Bento Love, de Kentaro Kobayashi.

Car même si mes Trollettes ne mangent plus à l’école le midi pour le moment, Chéridoo lui emmène tous les jours son bento au boulot. Et puis comme j’ai décidé de cuisiner A FOND japonais, ce n’est pas de trop (on n’en a jamais trop, si ? arf !), des bento japonais vont refaire leur apparition dans ses déjeuners (ce ne sera pas pour lui déplaire, à mon avis).

J’aime beaucoup le fait que ce soit des bento complets qui soient présentés, parfois les recettes sont détaillées après. Ca donne pleins d’idées d’associations.

J’avoue, cette année, je me suis gâtée !

PS: vous voulez que je commence par vous parler duquel de ces trois livres en premier ?

Tori soboro, savoureux poulet haché japonais au gingembre

Je me suis lancée un challenge: intégrer la cuisine japonaise complètement dans notre alimentation, d’ici deux ans et demi. C’est tout à fait faisable, même si malgré tout je galère à trouver certains ingrédients que je trouvais en France (la farine appelée “dango-ko“, mélange de farine de riz avec de la farine de riz gluant; je trouve les deux séparément, il faudra donc que je fasse mon mélange moi-même. Je ne trouve pas non plus le wasabi au Yuzu que j’aime tant).

Washoku WarriorTwitter est vraiment un outil qui peut permettre de rapprocher les gens et de faire de sacrées découvertes ! Il y a quelques semaines, je demandais au twitterworld ce que je pouvais bien faire de mes feuilles de shiso, autre qu’en sushi. Rachael (aka “La Fuji Mama” m’a alors donné pleins d’idées différentes. C’est ainsi que je l’ai connue… Puis il y a quelques jours, je ne sais plus comment, j’ai réellement découvert son blog, et un challenge qu’elle lançait à qui voulait : cuisiner une recette définie de l’excellent livre d’Elizabeth Andoh: Washoku (bientôt un article lui étant consacré… vous ne pouvez pas passer à côté de ce livre). Ensuite on écrit un petit paragraphe sur comment cela s’est passé pour nous, comment on a appréhendé la recette etc. J’ai donc écrit un commentaire afin de savoir s’il était trop tard pour se joindre au groupe, suite à quoi j’ai été chaleureusement accueillie 🙂

Le premier challenge était un donburi aux trois garnitures. Ca vous rappelle quelque chose ? J’en avais fait une interprétation ici: riz aux trois garnitures colorées.

Là, les garnitures sont totalement différentes mais le principe est le même. La portion de protéine est composée de ce que les Japonais appellent “tori soboro” (“toli sobolo”). “Tori” désignant le poulet, et “soboro” correspondant au fait que la viande soit hachées et assaisonnée.

C’est une façon parfaite de mettre des protéines dans votre bento 🙂

La viande est savoureuse à souhait, un grand succès à la maison. J’adore le mélange de la sauce soja avec le saké, un duo que j’utilise très régulièrement (en prenant bien soin de laisser cuire suffisamment longtemps pour que l’alcool soit complètement évaporé, puisque j’ai quand même des enfants qui le mangent).

J’ai utilisé les restes dans ma salade du soir.
L’auteur conseille d’utiliser un mélange de plusieurs parties du poulet (help, comment on dit “dark meat” en français ?, dans le poulet cela correspond aux cuisses par exemple, où la viande est en effet plus foncée; je n’ai jamais entendue cette notion dans notre langue); mais personnellement j’ai utilisé des escalopes de poulet, tout simplement.

Notez qu’elle peut se garder trois jours au réfrigérateur, et un mois au congélateur.

Tori Soboro

Ingrédients:

  • 400g de viande de poulet
  • 2 cuillers à café de sucre en poudre
  • 2 cuillers à soupe de sauce soja japonaise
  • 2 cuillers à soupe de saké
  • 1 cuiller à café de jus de gingembre*

Commencez par hâcher finement votre viande, sauf si vous vous êtes procuré du poulet déjà hâché.

Déposez-y la viande dans une poêle.

Ajoutez le sucre en poudre et le saké, à l’aide d’une spatule en bois ou d’une fourchette, détachez bien les morceaux avant de commencer la cuisson.

Mettez la poêle sur le feu, à feu moyen, en continuant à “casser” la viande (elle doit avoir l’aspect de la pâte à crumble).

De prime abord, le liquide aura sans doute l’air opaque, mais il s’éclaircira au bout de quelques minutes alors que la viande commencera à cuire.

Egouttez le liquide lorsque la viande est devenue complètement blanche, puis ajoutez la sauce soja.

Laissez mijoter pendant 2-3 minutes avant d’ajouter le gingembre. Augmenter la chaleur sous la poêle afin d’évaporer le liquide; idéallement il doit rester environ l’équivalent d’une cuiller à café de liquide dans la poêle.

Enlevez du feu, c’est prêt !

Si vous désirez l’utiliser plus tard: laisser refroidir à température ambiante avant de couvrir et de réfrigérer ou congeler.

Pour le réchauffer: mettez dans une poêle à feu doux, si besoin ajoutez quelques gouttes d’eau et mélangez afin de recasser les morceaux.

*jus de gingembre: évidemment, Elizabeth Andoh nous explique comment obtenir le jus de gingembre, mais j’ai eu énormément de mal donc j’ai “simplement” mis du gingembre râpé à la place.